vendredi 18 décembre 2009

Fatalité

L'Art fait bander.

mardi 15 décembre 2009

Des nouvelles de l'État

Mme Chose
Responsable du dossier

Mr Chose entretenait des terrains pour des particuliers, réparait les couvertures et s'occupait même de terrassement durant l'été de **** à octobre ****.  Il enlevait la neige l'hiver, toujours pour des particuliers, quelque part au Québec jusqu'en mars ****.

Mr Chose couchait chez des amis, faisait du camping ou était logé par les gens qui faisaient appel à lui.

Mr Chose ne possède aucun compte bancaire, étant donné qu'on le payait toujours comptant.

Nous travaillons activement à sortir Mr Chose de ce genre de vie.

Joblo
Fonctionnaire Étatique.

Voilà.  Quel genre d'homme pourrait vivre sans compte de banque, quelques cartes de crédit ou encore une hypothèque?  Pas très humain.  Heureusement, l'État veille au grain et ramène ses ouailles égarés vers le droit chemin.  Alleluia!

Ce cher Henry ne ferait pas long feu, de nos jours.

vendredi 4 décembre 2009

Miss Alouettes 2009

Isabelle, pour souligner la conquête de la coupe Grey par les Moineaux de Montréal, fait d'elle une meneuse de claques des plus hyperactives.  Une claque par çi, une claque par là, rien ne l'arrête.  Premier essais et 7.  Touché.  Un solo d'Isabelle, ça ne s'oublie jamais vraiment.  Ce regard qu'elle pose sur vous alors même qu'elle exulte, du crystal meth pour les yeux.

mercredi 2 décembre 2009

Cartons Rouges

Carolyne Brouillard, artisane extraordinaire:  "J’aime captiver les gens et savoir que j’ai créé l’excitation, l’interrogation et l’émerveillement".

C'est pareil pour moi.  Surtout lorsque vient le temps de rassembler mes cliques et mes claques pour ensuite aller m'établir chez Isabelle.

vendredi 27 novembre 2009

Exit, stage left.

Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l'amour fait place au gros méchant quotidien
On n'était vraiment pas fait pour vivre ensemble
Ça n'suffit jamais de toujours s'aimer bien


C'est drôle, hier, on s'ennuyait
Et c'est à peine si l'on trouvait
Des mots pour se parler de ton mauvais caractère
Et maintenant qu'il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps


On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui ne vient pas toujours un peu trop vite
Aux adieux qui jamais ne se passent un peu trop bien


On fait c'qu'il faut, on tient nos rôles
On se regarde, on hurle, on baise un peu
On a toujours oublié quelque chose
C'est parfois facile de se dire adieu


Et l'on sait trop bien que tôt ou tard
Demain peut-être ou même ce soir
On va se dire que tout est  perdu
De ce roman inachevé, on va se faire un film de peur
Mais on a passé l'âge, on n'y croirait plus


On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui ne vient pas toujours un peu trop vite
Aux adieux qui jamais ne se passent un peu trop bien

Roméo, Juliette et tous les autres
Au fond de vos bouquins crevez en paix
Une simple histoire comme la notre
Est de celles qu'on écrira jamais


Allons petite il faut partir
Laisser ici nos souvenirs
On va descendre ensemble si tu veux
Et quand elle va nous voir passer
La pute d'à coté
Va finalement nous dire "Y'était temps les amoureux"

Aux adieux qui jamais ne se passent un peu trop bien

mardi 24 novembre 2009

Risible et Noir

Tout porte à croire que Québec aura une équipe de hockey professionnelle avant Montréal.  Le boulingrin pratiqué au Centre Bell n'a rien de bien convaincant.  Et que dire des chimpazés oeuvrant au sein de la direction.  Peuvent bien tous vivre dans le passé.  Au fond, tant que les gradins sont remplis, pourquoi s'en faire avec ce qui se passe sur la glace.  Le CH bien tatoué dans le cul, la vie est belle. :)

vendredi 20 novembre 2009

Socialisme Aquatique

Surpris sous la douche par Isabelle, pendant que l'Altermondialiste renouvelle ses bordereaux de commande de café équitable.  L'équité, c'est important.

Chastity Needlehands

Chastity transportait avec elle, par le plus grand des hasards, des vaccins dans son sac ontarien.  Du coup, la maisonnée s'est réunie dans le salon pour faire la file.  On a des traditions, quand même, quoique, c'est de moins en moins vrai.  Ne manquait que Bobby Landry, apothicaire extraordinaire.  Occupé qu'il était à soulager les miséreux et tout croches des environs.

jeudi 19 novembre 2009

Protège ton sexe

Chastity, une militante de la branche ontarienne, est en ville ce soir.  Un défi de taille.  La taille n'étant pas un problème, cette nuit la lune sera ronde, qu'elle le veuille ou non.

Et moi, je te manque?

Depuis plus de 22 ans, 250 kilomètres me sépare d'elle.  Elle me manque sérieusement depuis peu.  Et si j'allais la rejoindre?

mercredi 18 novembre 2009

Rire chevalin au fond d'un ravin

Julie S. envisagerait sérieusement la candidature de Karla Homolka à l'émission le Banquier.  Ne resterait que quelques dispositions légales à régler.  Vous l'aurez appris ici.

...and how do you feel today?

Comme un Chihuahua dans un Pet Shop de centre-d'achat.

vendredi 13 novembre 2009

Note à l'Altermondialiste

Toujours se méfier des gens qui désirent animer une séance de brainstorming,  parce qu'ils sont vraiment bon là-d'dans

mercredi 11 novembre 2009

Hail to Bobby!

Bobby Landry, apothicaire extraordinaire!

dimanche 1 novembre 2009

Ceux qui resteront seront festifs.

Quelques uns.  Morts-Vivants.  Gruesome duo from outer montreal.  Ça s'agite.  Ça se secoue.  Ça se congratule.  Vraiment, cette cuvée en fut une bonne.  Me demande bien si ça suffira à repousser cette perfide épidémie qui pointe à l'horizon.  Le gars juché tout en haut du mât pointe vers le sud.

jeudi 22 octobre 2009

Où sont les Japonaises?

Mes godasses prennent l'eau et ne la recrachent pas.  Triste constat.  Sinon, quelques spasmes ici et là.  Rien pour écrire à sa mère.  De toute manière, elle s'en moquerait un peu, des spasmodicités de son petit faux jeton préféré.  Mais qui plus est, l'Altermondialiste sent la soupe chaude.  Ça sent la soupe et pourtant, personne ne cuisine.  Le début d'une nouvelle toune pour Lapointe.  Délirique Man.   Venu tout droit de la planète Patente.  Des idées de voyage au Japon me traversent l'esprit.  Au Japon, il y des Japonaises.

vendredi 16 octobre 2009

Un bas noir, un bas bleu.

Je les ai retrouvés lorsque j'ai ouvert les yeux, il y a des heures de celà.  Portés par deux demoiselles forts différentes l'une de l'autre.  Heureusement, différentes.  Complémentaires, aussi.  Sincèrement, je ne saurais laquelle choisir si je devais arrêter mon choix sur l'une d'elle.  Et on m'en veut un peu pour ça.

samedi 3 octobre 2009

Vers l'ingénue et plus loin encore!

Abby porte de jolis habits, tout aussi fleuris que ses multiple jolis sous-tifs.  En ces temps gris, on le lui dit, que l’on apprécie.  Merci Abby.  Ne me reste plus qu’à la persuader de faire de moi le jardinier de son jardin secret.  À moins qu’elle ne me réserve le rôle de la taupe.  Ce qui m'irait quand même bien considérant la relation que j’entretiens ces temps ci avec l’Altermondialiste.  Je me demande ce qu’Isabelle en penserait.  Son opinion ne saurait tarder, je l’attend pour le souper.  Restons en à Abby pour l’instant.  Et ne ménageons pas sur la pâte à dent.  Avant que je ne sacre le camp dans un étourdissant boucan.  Et puis tant pis pour l’imprudent.

mercredi 30 septembre 2009

Ça ne vaut pas la peine

Quand apprendrai-je qu’il est vain de vouloir noyer ma peine dans un océan d‘alcool.  Elle nage aussi bien que Ian Thorpe, la salope.

lundi 28 septembre 2009

Vos Gueules

”Si on en veut aux gens qui se suicident, c’est parce qu’ils ont toujours le dernier mot.”

Nelly Arcan

Fleurs, témoignages et imper jaune

Les fleurs et les témoignages s'accumulent à la porte de se dernière demeure.  Lundi gris.  Encore un autre.

Puis, je l'aperçois à l'intersection.  Vêtue d'un imper jaune, un parapluie en forme de canard à la main.  Je sens son regard sur moi malgré ses verres miroirs.  Quelques grains de sables.  Voilà tout ce qui nous sépare pour l'instant.  Le temps passe.  Et j'y songe.

dimanche 27 septembre 2009

Femmes ivres titubant vers un taxi

J'ai aperçu deux jeunes femmes ivres sur la rue, titubant vers un taxi.  En ai fait part à l'Altermondialiste.  Je ne les connais pas, ces femmes, qu'elle me répond.

Un début d'alzeihmer, peut-être.  La pauvre ne peut même plus reconnaître ses cousines altermondialistes.

Montréal est toute grise.  Montréal est toute humide.

Ça ne fait pas d'elle une soeur grise pour autant.

vendredi 25 septembre 2009

Paradis clef en main

Il y a le suicide dans la solitude d'un écrivain.

Marguerite Duras

NA[aka]IF a pris la fuite.

samedi 19 septembre 2009

Comment se griller à petit feu sans se brûler

Quelques instants, une cigarette, une pause.  Tout nu dans ses bras.  Mais.  Tu n'es pas libre, mon amour.  Et puis la pause prend fin.  Pendant que je prend feu.  Et l'Altermondialiste me fait des huit de la fin du monde dans la paume de ma main droite.  Le soleil me chauffe.  Je perd la vue.  J'ouie à peine perdu.

vendredi 18 septembre 2009

Black Hole Sun

Merise must die!  But she won't.  Damn.  Câlice. Cyboire.  Plus tenace que Michael Myers.  Gagner son ciel, non.  Un ticket pour l'enfer. 

jeudi 17 septembre 2009

Meanwhile, on Hysteria Lane...

Auparavant, dans le JDR2.0;

- Non!  Je ne peux le croire!  Comment cela est-il possible?
- Par je ne sais pas quel pouvoir, elle a recouvrée la vue!
- Elle a recouvrée la vue?  Voilà qui est inconvenant, elle saura alors quel sort nous lui réservons!
- Je sais, c’est catastrophique!
- Il n’y a qu’une seule solution!
- Nous n’avons pas le choix, c’est inéluctable!
- IL NOUS FAUT L’ANÉANTIR!

mercredi 16 septembre 2009

Solidarité!

L’altermondialiste dort à poings fermés.  Dans son sommeil, elle manifeste.  Encore.  Parfois, la nuit, je peux l’entendre; «So so so...».  La seule fille que je connaisse qui, même dans son sommeil, demeure équitable.

lundi 14 septembre 2009

Gnap! Gnap! Gnap!

Toujours près de l'UQÀM.  C'est ainsi ces temps-ci.  La folle rentrée universitaire se poursuit.  Croisé une horde de schtroumphettes grimmées comme des guedailles, fardées comme des mairesses et désinvoltes comme des coquettes.  Vous voyez le tableau?  On poursuit la visite.  À votre droite, une oeuvre datant du XVIIIème siècle représentant Montcalm à l'agonie.  Pardon?  Non, l'agonie n'est pas près de la Lettonie.  C'est encore sur la carte, la Lettonie?

ACTE II - Extérieur, jour.

Les schtroumphettes, le regard malicieux encerclent le quidam.  Le quidam recule nerveusement.  Les schtroumphettes ont maintenant totalement encerclées le quidam, il ne peut plus s'enfuir.

- Schtroumphette 1;
"Écrivez votre prénom sur le bras d'une des nôtres, s'il-vous-plait, écrivez votre prénom..."

Le groupe de schtroumphette entonne ensuite un chant incantatoire tout en ondulant des hanches.

- Le Quidam, après avoir écrit son prénom sur le bras de l'une des schtrouphettes. ;
"J'ai écris mon prénom sur l'une des vôtres, laissez-moi partir, maintenant!"

Le cercle de schtroumphettes s'ouvre pour laisser passer le Quidam.

Le Quidam tourne les talons non sans avoir aperçu le groupe de schtroumphette se diriger sournoisement vers une autre innocente victime.

C'est parfois ainsi, les lundis.

mardi 8 septembre 2009

Lubrique, we have a problem

Coup de fil à Lubrique ce week end. Pas de réponse. Visite chez Lubrique ce week end. Pas de réponses.

jeudi 3 septembre 2009

L'ESG à 666 degrés

Les étudiants de l’ESG de l’UQÀM prennent parfois exemple sur ceux des HEC. Ce qui explique l’attitude démoniaque qu’ils peuvent emprunter une fois la rentrée venue. Y’a des comptables, des bénévoles, des membres de l’exécutif. Et c’est sous le soleil que se déroule la grande fête. Ils boivent, ils boivent, ils boivent. Et quand le buveur est jugé trop lent par ses pairs, ces derniers entonnent des chants d’encouragement afin de le motiver à accélérer la cadence. Uniformiser à tout prix. Plus tard, lorsque le soleil sera coucher, ils enfileront toutes et tous leur mythique pair de bas bruns. Ils allumeront ensuite le bucher pour y brûler les quelques clodos qu’ils auront réussis à piéger dans un des nombreux collets judicieusement situé tout près, à la place Émilie-Gamelin.

Une fois de plus, bonne rentrée!

So so so, solidarité!

En ai marre, de ces appels incessants à l’appartement. Encore une autre réunion de patchouleux pour le week end.

L’altermondialiste a l’appareil en mains.

- Oui, parles-en à un plus grand nombre de gens possible, on doit se mobiliser!

Et encore, je ne vous raconte pas les détails et la raison de la dite mobilisation.

Et ça sonne. Tant à la porte qu’au téléphone.

Moi.

- Écoutes, oublie-moi pour aujourd’hui. Je vais sortir régler quelques trucs et en profiter pour aller au cinéma plus tard.
- Tu m’appelleras sur l’heure du souper, je t’accompagnerai peut-être au cinéma.
- Non, ça va, je préfère prendre un peu de temps pour moi.

Elle me fait une mine déçue. Ça ne dure que deux ou trois secondes. Puis elle rapproche le combiné de son oreille pour poursuivre sa conversation, tout sourire.

Lorsque je descends l’escalier, je croise quelques-unes de ses copines qui grimpent vers l’appartement. La plus grande du groupe, la brune, me décoche un sourire au passage. J'hésite une seconde. Puis, je me souviens. L'Altermondialiste nous avait surpris tout les deux dans la salle de bain il y a un mois de cela. Beaucoup trop de bruit pour une simple fellation.

La mobilisation dans toute sa splendeur.

mercredi 2 septembre 2009

Les démons des HEC

Le temple leur ouvre encore toute grande ses portes cette année. N'ont pas de cornes. Pas de queue leue leue pointus. Mais bon, nous sommes en 2009 et les églises se vident. Ce qui est à mon avis fort dommage. On cherche les Archanges. On ne les trouve nulle part. S'ont de beaux habits cependant, les désâmés de la rentrée. Des vrais petits PDG d'Pet Shop. Damn, comme qu'on dit. Si seulement Fabienne Larouche pouvait se pencher sur cette obscur société paralèle, ça ferait de la maudite bonne télé. Sur ce, bonne rentrée, les démons.

Put some fun between your legs!

Lu sur un vélo, au centre-ville de Montréal; Put some fun between your legs! Souvenirs nostalgiques. Six Suédoises à la pompe. Le père Noel s'en donnait à coeur joie. Et les Suédoises… On en lit un extrait;

- Oh, vous avez vraiment été très vilaines cette année, mesdemoiselles!
- Hi hi hi, oui, nous avons été très vilaines cette année…
- Le Père Noël a quand même quelques étrennes pour vous, coquines!
- Oh, Père Noël, que nous offrez vous donc?
- De jolis vélos spécialement adaptés pour vous, jetez un œil au siège…
- Hi hi hi, Père Noël, ce que c’est énorme!

Que de souvenirs.

Des nouvelles de Lubrique

Eu des nouvelles de Lubrique par l’entremise de Simon, un ami commun, très commun. Semble qu’elle ait chopée quelque-chose de vraiment fort. Je n’en sais pas plus. Je vais sans doute lui téléphoner plus tard pour prendre de ses nouvelles.

mardi 1 septembre 2009

Félicitations, c'est une prostate!

C’est fou, la tête que peut faire un homme de 66 ans lorsqu'on lui demande de passer un test de grossesse. Impayable!

Tout va bien, Johnny a les deux mains sur le volant.

Singing in the Pain

On annonce une pluie de clochards vers 13h00 aujourd'hui, sur Sanguinet. De toute évidence, j'y serai.

lundi 31 août 2009

Don't wanna be MHT'ed!

Le scandale des photos en ligne de "Coeur de Pirate" en est-il vraiment un? Umph! Toujours est-il que. Depuis, j'ai peur. Peur que ça donne des idées à Marie-Hélène Thibert et à ses marionnettistes. Je n'ose imaginer le traumatisme que cela pourrait créer chez les jeunes pré pubères du Québec. De quoi faire des cauchemars! On est quand même pas zoophile.

Isabelle

L'altermondialiste pipe de moins en moins (!) l'inqualifiable relation que j'entretiens avec Isabelle. Mais ça, ce n'est pas nouveau. Comme ça depuis le début. Non négociable, elle le sait que trop. Du coup, je me dis qu'un de ces matins, possible qu'elle ne soit plus là. Possible qu'elle finisse par en avoir marre de me partager de la sorte.

Ne reste que des putains lentilles dans le frigo.

Folle envie de viande. Folle envie de voir rouge. Folle envie d'Isabelle.

dimanche 2 août 2009

2 minutes pour avoir donné de la bande

Y'a l'autre intrigant fatigant qui vient tout juste de téléphoner. Les mouches, les mouches, qu'il me dit. Il y en avait partout, paraît-il. Et une histoire d'eau qui montait, qui descendait. Bric à brac de fou pour un fou bric à braque.

Du coup, j'ai eu droit à de la nudité full frontal. Chérie s'est éveillée. Le charlot a suivit. DJ Champion, deux trois lampions. La communion. Le sang qui gicle. Les ongles arrachés. La routine, pour une poutine. Les cris. Les lamentables lamentations.

La zamboni devra resurfacer tout ça bien comme il faut.

dimanche 12 juillet 2009

Réal à la plage

Allongés cote à cote sur un tapis d’herbe fraîche et humide. Nos regards dirigés vers le ciel qui nous éclate à la gueule en colorama. Ma main droite entrelaçant sa main gauche, nos orteils pour oreilles de lapin. Câblés wi-fi, nous sommes diffusés en direct partout sur la terre. Elle et moi. Du coup je comprend ce que font ces milliers de personnes rassemblés autour de nous. Ils nous reluquent. J’en ai même vu quelques uns qui se touchaient. Ça leur fera quelque chose de bien à raconter au bureau lundi matin.

vendredi 17 avril 2009

Les forains de Val d'or

Pendant une semaine, les forains étaient là, à ma porte. Ou presque. Je passais devant lorsque je prenais le bus. Le chapiteau, sale et terne, attirait l’attention du bon peuple. Approchez, approchez! Ils étaient tous là. La femme à barbe, l’homme serpent ainsi que la naine haltérophile. J’ai passé mon tour. Faute de temps. Faute de bon sens. Fiévreux, j’étais intoxiqué par de déracinés amis.

J’y suis retourné ce matin, aux aurores. L’endroit était désert. Que de la paille et de l’asphalte troué. Les forains avaient quittés. Ne laissant pour souvenir que l’éléphantesque pomme de route fumante avec laquelle les enfants jouent maintenant. Les forains ont quittés pour Val d’or.

Le vent se lève, il fait froid, les forains sont déjà loin.

jeudi 16 avril 2009

Soleil sans plomb sur un bloc de béton

Croisé une journaliste de l’itinéraire aujourd’hui. D’humeur agréable, cette fois ci. La dernière fois que je l’avais aperçu, elle était à frapper sur le capot d’une voiture avec des exemplaires de son journal.

-Salut Réal, as-tu ton exemplaire de mois ci?
-Pour sure, j’en ai même deux, un numéro mémorable!
-Ah oui?
-Mets-en.
-Tant que ça?
-Peut-être même plus!
-Hostie, tu me niaises encore toi...
-Ben voyons...
-Anyway. Hé, j’avais pensé faire un article sur les noirs.
-Ah oui?
-Ouais, mais je le ferai pas, j’ai peur qu’il pensent que je sois raciste.
-Sont parfois sensibles, mais à ce point tu crois?
-J’prendrai pas de chance, je vais me trouver un autre sujet.

mercredi 15 avril 2009

Le dernier dépanneur sur la gauche

Au dépanneur, hier soir. Juste au moment où je sortais ma carte de débit pour payer mon paquet de clope, mon regard est attiré vers la une du journal de Montréal qui traine sur le comptoir devant moi. Putréfaction! Star Académie 2009 - Le public choisit Maxime. On y voit sa gueule d’Hubert Lulu, béate comme une patate, et tout ça, en couleurs. J’entend un bruit, à ma gauche. Ça vient de derrière le comptoir. Je m’étire, pour voir. J’ai tout juste le temps d’apercevoir des doigts sortir de la trappe du plancher qui mène à la cave. La trappe est verrouillé avec une chaîne et un cadenas. Le commis se met brusquement devant moi pour me bloquer la vue. Tu vas finir par payer? Qu’il me demande. Ouin, dépêche le grand, t’es pas tout seul! Derrière moi, une vieille dame, les mains pleines de billets de loterie, les cheveux bleu-blanc, quelques dents.

Ensuite, je suis sur le trottoir, je m’allume une clope. Derrière la vitrine, le commis me dévisage. Je lui fout un regard menaçant à la gueule et je m’éloigne.

mardi 14 avril 2009

Bungee nocturne

Réveil passablement brutal au beau milieu de la nuit. Un boucan d’enfer sur le balcon arrière. Je me lève. Met le pied sur la boucle de ceinture de l’altermondialiste, évoque un saint-christ quelconque et tire le rideau pour jeter un œil sur ce qui peut bien causer tout ce boucan. J’aperçois une ombre se balancer au bout d’une corde qui est attaché aux barreaux du balcon de l’étage supérieur. Je referme les rideaux et retourne au lit.

-C’était quoi, de me demander l’altermondialiste, le regard inquiet.
-C’était ta criss de ceinture!
-Non, dehors, le bruit, qu’est-ce que c’était?
-Le chat de la voisine d’en haut, il est tombé du balcon.
-Il est correct?
-Il ne fait plus de bruit.
-Il avait son harnais?
-Non, que son collier, le pauvre.

lundi 13 avril 2009

Le bercail de Réal...

Elle est loin, la rue Rivard. Quelques rues. Quelques voisines. C’est de l’histoire ancienne, tout ça. J’habite maintenant plus au sud. Plus près du fleuve. Plus près du pont Jacques-Cartier. Plus près de la lumière au bout du tunnel.

Lubrique a eu son marmot. On le lui a enlevé. La dernière fois que je l’ai vue, elle faisait la file au CLSC. Elle participe au programme d’échange de seringue. On a sa santé à cœur. On est à lui construire un nouveau CHUM, d’ailleurs.

Quand à moi, je partage mon île avec une adepte de l’altermondialisation. Elle sent le thé vert et goûte la praline. Elle n’aime pas Isabelle.

Peu importe. Isabelle m’aime.